Wiki No Man's Sky
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Les bâtiments abandonnés sont des bâtiments planétaires. Ils ressemblent à des observatoires ou des tours de transmission, sauf qu'ils sont abandonnés et envahi par d'étranges organismes visqueux. On y trouve un terminal où est enregistré le journal de bord d'un Voyageur mort depuis longtemps. En interagissant avec le terminal, vous devez d'abord retirer le résidu visqueux pour avoir accès au journal.

Localisation

Ces bâtiments peuvent être localisés via des diagrammes planétaires de signaux de détresse, disponibles chez le cartographe, le résultat n'est pas garanti car ces cartes peuvent localiser plusieurs types de points d'intérêts différents. Le scanner de signaux pour exonef permet néanmoins d'en localiser de manière plus fiable.

Ils sont présents dans tous les systèmes stellaires sauf les systèmes non colonisés, sur toutes les planètes, y compris les planètes mortes et exotiques.

Journaux

ALERTE SPOILERS !

Cet article révèle des éléments liés au lore du jeu, veuillez ne pas le lire si vous souhaitez découvrir ces éléments par vous-même.

Il y a 4 différents journaux qui comportent chacun plusieurs textes, on ne sait pas s'ils viennent tous du même Voyageur.

L'orbe rouge

« On aurait dit une blessure sur le monde. Rouge et déchiré, comme un être autrefois vivant ayant été déchiqueté. J'aurais dû rester à l'écart.

Si j'avais songé à goûter à l'air de cette planète, j'y aurais probablement senti une fétidité extraterrestre, mais rien ne pouvait stopper ma curiosité.

Était-il mort ? Lorsque je le touchai, la surface était humide et molle. Il semblait alors se mouvoir, ramper sur un tapis de cils lents, s'éloigner de moi.

J'aurais dû le laisser tranquille. »


« J'aperçus l'orbe rouge entre les nuages. Un œil immense et funeste, fixe et monstrueux. La terreur me glaça le sang. J'avais peur qu'il ne me voie, mais les nuages se déplacèrent et il disparut.

Je doutais désormais qu'il eût été réel. Peut-être les dépôts fongiques du dernier monde que j'avais visité bouchent-ils encore les aérations de mon exocombinaison, affectant mes capacités cognitives.

J'ai déjà nettoyé mes filtres six fois. Mais je le sens encore en moi. »


« J'ai découvert un corps. Il ne ressemble à rien de ce que j'ai vu jusque-là. S'il existe d'autres individus de cette espèce, j'espère qu'ils sont tous morts comme celui-là.

J'ai d'abord cru au résultat tragique d'un dysfonctionnement de technologie de transfert de matière : une cage d'os et de chair flanquée de dents tordues et d'yeux larmoyants sans paupière. Mais non.

Une aberration de l'évolution, créée par une nature cruelle. Je ne peux m'empêcher d'imaginer ce à quoi il pouvait ressembler lorsqu'il était en vie. Je ne peux m'empêcher de craindre qu'il ne vive à nouveau. »


« Les océans sont faits de sang, ici. Rien n'y vit, ils sont eux-mêmes vivants. D'immenses formes de vie protéiformes aussi vastes que des continents... ou peut-être n'y en a-t-il qu'une seule.

Que consomme une chose pareille ? La réponse semble être : tout. J'ai découvert les preuves d'une vie ici, mais il semble qu'elle ne soit plus.

La flore et la faune natives hibernent-elles lorsqu'elle vient les dévorer, avant de revenir peupler le monde lorsqu'elle s'éloigne ? Je le sens bouger dans mon cerveau, chuchoter. Il veut que j'ôte ma combinaison pour aller nager. »


« Je m'éveille d'un rêve dans lequel je me noyais dans une substance épaisse et gélatineuse. Elle bouchait mes pores et m'étouffait.

Je veux croire que mon esprit épuisé me joue des tours. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas dormi profondément.

La sphère cramoisie scintille dans mon champ de vision dès que j'essaie de me reposer. Je ne comprends pas comment elle parvient à suivre ma trace d'un monde à l'autre.

Ou est-ce moi qui la suis ? L'orbe ne peut être partout à la fois. C'est impossible. »


« Est-ce là ce que nous sommes devenus ? À chaque étape de mon voyage, mon esprit et ma chair sont un peu plus corrompus. Les redoutables mâchoires émergent autour de moi dès que j'ai le dos tourné.

Je les entends claquer et cracher. Parfois, elles crient des sons pouvant être des mots. Mon nom, peut-être.

Je n'ai pas retiré mon exocombinaison depuis de nombreux cycles. J'ai trop peur de regarder ma propre peau. Je sais qu'elle sera purulente, brûlante et grêlée de cratères. Je suis désormais un vecteur d'infection.

La corruption d'une chose dévastatrice vit dans ma chair. Ne venez pas à ma recherche. »


Les Sentinelles

« Que sont les Sentinelles ? Elles sont présentes sur d'innombrables mondes sans invocation ni avertissement, elles traversent la galaxie sans opposition et imposent leur volonté à tous les êtres conscients qu'elles rencontrent.

Qui les a créées ? Qui leur a donné la volonté de régir les étoiles et d'exiger que nous nous soumettions à leurs règles tacites ?

Le but de l'expérience était de découvrir les réponses à ces questions. Elle a commencé sur un monde inconnu, sous un soleil bleu pâle, bien loin de toute civilisation.

Le premier drone a crié lorsqu'il a été ouvert. »


« D'où viennent les Sentinelles ? Personne n'a jamais vu un vaisseau les apporter, mais nous savons qu'elles peuvent voyager dans l'espace et apparaître sur n'importe quelle planète.

Se construisent-elles d'elles-mêmes à partir des ressources des mondes qu'elles infestent ? Tel un virus mécanique cannibalisant son hôte afin de métastaser une nouvelle matière ?

La science korvax mentionne la présence dans la carcasse des Sentinelles de métaux qui ne devraient pas exister à notre ère. Personne n'a jamais assisté à leur construction.

Elles sont simplement là, comme si l'univers les avait inventées. »


« Il existe un monde tombé en poussière bien avant la montée en puissance des Vy'keen, un monde dans lequel les indigènes se sont révoltés contre les Sentinelles.

Ils ne supportaient plus le regard omniprésent des machines. Le ressentiment donna naissance à la violence. Les drones furent détruits.

D'autres indigènes combattirent, puis vinrent les bipèdes, les quadrupèdes, les intercepteurs du ciel. Et bien d'autres.

Bientôt, ce fut la guerre, mais les machines arrivaient toujours, croissant de façon exponentielle jusqu'à ce qu'enfin, elles mettent un terme à l'existence d'une espèce en guise de punition. Cependant, la galaxie refusa de tirer les leçons de cet événement... »


« Existe-t-il un lien entre les monolithes et les Sentinelles ? Les origines de ces structures antiques semblent précéder toute civilisation connue.

Au fil du temps, elles ont incarné les croyances et les légendes des créatures qui évoluaient autour d'elles.

Et si une espèce avait existé avant nous tous ? Une race au savoir et au pouvoir interstellaire infinis dont les outils persisteraient, après même leur extinction, nous laissant face à eux aussi perplexes qu'un enfant face à un réacteur nucléaire. »


« Lorsqu'il n'existe aucune explication à un phénomène, il est naturel pour tout être intelligent de combler les lacunes de sa compréhension.

Sur certains mondes, les Sentinelles sont toujours vénérées en tant qu'avatars de déités omniscientes. Les drones sont considérés comme sacrés, envoyés par un dieu invisible pour veiller à ce que le peuple vive en harmonie avec son environnement.

Les points communs entre leurs différentes théologies sont troublants : un symbole visuel récurrent représentant une sphère rouge et la promesse d'une fin imminente. »


« La phase finale de l'expérience est née de la frustration. Nous voulions apprendre quelque chose de nouveau. Nous voulions savoir comment elles fonctionnaient. Nous voulions voir ce qu'il y avait à l'intérieur.

Nous avons utilisé un processus de distorsion dimensionnelle expérimental capable, d'après nos estimations, de nous permettre de capturer un drone intact. Nous l'enfermerions et le maîtriserions. Nous avons fait l'erreur de croire que ce serait possible.

Les machines se sont emparées de la technologie de distorsion et l'ont retournée contre nous. Dans l'horreur qui a suivi, notre chair a fusionné avec leur métal. Nos questions reçurent finalement des réponses. »


Le Verre

« Il existe un monde dans le vide infini où tout est fait de rasoirs et de verre. Tout être de chair pénétrant ici serait perdu.

Le verre a soif. Il est cassant et cristallin, et si beau... mais il doit s'abreuver.

Vous irez là-bas et oublierez mon avertissement.

Il vous coupera alors de ses arêtes si fines que vous ne sentirez aucune douleur. Vous ne vous rappellerez ces mots que lorsque votre vie jaillira de votre corps pour arroser le paysage desséché et brisé. Trop tard. Trop tard. »


« Sous leur peau, il avait placé de petits grains de verre qui imitaient d'étranges scarifications rituelles.

Les morceaux de cristal étaient anciens, broyés et polis par les générations qui l'avaient précédé. Ils les nourrirent de leur vie et en retour, les cristaux brillèrent d'un feu émeraude et les rapprochèrent de leur destin.

Je les écoutais parler de mondes qu'ils n'avaient pas pu voir, dans des langues extraterrestres que leur corps n'était pas fait pour prononcer.

Le verre fit d'eux plus qu'ils n'étaient, un vaisseau pour des intelligences totalement différentes de nous. »


« L'orbe repose dans sa cage de cristal sous bien des apparences. Les angles de son enveloppe sont absolument parfaits.

Lorsque nous l'avons mesuré, aucun dispositif scientifique connu n'a pu déceler le moindre défaut, la moindre variation à sa surface, pas même à l'échelle moléculaire.

J'ai tenté à de nombreuses reprises de m'approcher suffisamment pour pouvoir le toucher, mais il m'évite. Je ne suis pas encore digne de connaître ses secrets.

Mon esprit doit être plus ouvert. Les différentes couches de mon être révélées et ôtées une par une. Il n'y a aucun autre passage. J'ai déjà commencé à dérouler l'écheveau. »


« Quiconque a le regard suffisamment éclairé trouvera un cristal et découvrira qu'il est fait non pas d'atomes et de molécules, mais de pensées et de gravité et de chiffres.

Il faut creuser profondément. Venez voir, je vous en conjure. D'autres que moi doivent le savoir afin de répandre l'information et d'avertir les autres espèces. Dites-le à tous. Écrivez-le dans toutes les langues que vous connaissez, gravez-le dans la pierre, criez-le en chanson mais ne restez pas silencieux.

Écoutez-moi, j'ai vu ce qui se cache sous la surface de toute chose. Le socle fragile de la réalité s'effrite. »


« Il est ici et il n'y est pas. Nous tentons d'atteindre la maîtrise de la galaxie, mais nous ne comprenons pas la vérité. Et si je vous disais que le temps est une drogue qui assure notre docilité et nous empêche de poser des questions ?

Il n'y a ni maintenant, ni jadis, ni aujourd'hui, ni hier. C'est une illusion reflétée par le verre, des mensonges que l'univers utilise pour se moquer de nous.

Nous ne sommes pas censés voir ces choses. Nos esprits limités se rebellent face à des concepts aussi incommensurablement vastes qu'ils ne peuvent être contenus dans une simple pensée. C'est ainsi qu'il nous contrôle. »


« Je vais ouvrir l'espace en deux. Mon cœur est empli de regret, mais il n'y a rien d'autre à faire.

Je ne trouve que des routes sombres et cristallines, des gouffres sans fond qui m'attendent. C'est la meilleure solution.

La voie lacérée et pavée de lames est la voie de la vérité, je ne peux le nier. En temps voulu, des âmes téméraires et bien plus intelligentes que moi arriveront et apprendront de mes erreurs.

Je pave la voie pour ceux qui me suivront. Je marche pieds nus sur les éclats de réalité brisée, vers l'infini, brisé à jamais. Au cœur de tout ça, le secret m'attend. »


Le signal aberrant

« Ma plateforme de communication détecte un message embrouillé aux qualités de résonance étranges. Ce n'est pas surprenant, au vu de la nature atypique de l'espace-temps local de ce quadrant.

Des systèmes ont tenté pendant plusieurs cycles de reconstruire les éléments manquants du message, en vain.

Les analyses indiquent que le signal présente des signes de dégradation correspondant à la transmission initiale datant d'avant même la formation de la planète autour de laquelle je suis en orbite.

Cependant, mon nom est clairement audible parmi les parasites et les distorsions. »


« J'ai commercé avec une entité korvax rencontrée sur Ikdlak. L'être doué de conscience m'a offert des barres de chrysonite en guise de paiement pour des données de cartographie stellaire enregistrées par les capteurs de mon vaisseau.

C'est alors qu'elle a trouvé le message aberrant que j'avais détecté il y a plusieurs cycles. J'avais ignoré le signal, le considérant comme une coïncidence, une coalescence aléatoire d'interférences rappelant le son d'une voix.

J'avoue qu'il m'avait perturbé. L'entité a analysé le message par curiosité et a révélé une deuxième couche sous la composante audio. Une représentation graphique d'un monde au ciel vert et à la lune d'obsidienne. »


« Le mystérieux message continue d'envahir mon esprit. Avec l'aide de l'entité, j'ai découvert que son origine temporelle remontait approximativement à deux à cinq mille cycles solaires plus tôt.

J'ai réduit son point de transmission à un secteur de l'espace situé dans la zone de brume, près de l'antérieur galactique.

Je réalise que le fait d'ignorer ce signal serait une erreur. Il est de mon devoir de le suivre. Lorsque je suis d'humeur fantaisiste, je me prends à me demander s'il peut s'agir d'un avertissement ou d'une révélation. J'ai défini un itinéraire. »


« Ceci sera mon dernier enregistrement avant un certain temps. J'ai installé sur mon vaisseau un moteur à hyperpropulsion Odvinsko puissant et une capsule de suspension cryogénique.

J'ai l'intention d'entrer en dormance afin de survivre au voyage vers la source lointaine du message aberrant.

Rien ne me retient ici. J'ai pris ma décision. Pendant que je dormirai, j'écouterai le signal. Mon esprit au repos sera peut-être en mesure de mieux le comprendre. »


« Je me suis éveillé pour découvrir que la planète de l'image avait disparu. Seule une ceinture de débris entourant une géante rouge dans la dernière phase de son effondrement subsiste.

Quel que soit le cataclysme qui a anéanti ce monde, il est survenu bien avant que mon espèce ne se tienne debout. Mais c'est indéniable. Le signal venait d'ici. Il mentionnait mon nom dans son chant atonal.

J'ai traversé une distance inimaginable pour rechercher son point d'origine. Mes capteurs ont détecté une masse métallique incrustée dans l'un des plus gros fragments de la planète. Cela prendra du temps, mais je pourrai l'extraire. »


La géante rouge se consume. L'interaction entre les zones de cisaillement spatial provoque la formation d'une singularité. L'espace-temps devient malléable. Je suis incapable de partir.

Dans les cendres d'un monde mort, j'exhume l'épave du vaisseau qui m'a envoyé un message à travers les millénaires, le vaisseau qui connaissait mon nom. Broyé et tordu par des forces inimaginables, j'ai eu du mal à l'identifier.

Mais je remarque un moteur à hyperpropulsion Odvinsko rouillé, une capsule de cryogénisation... comme sur mon vaisseau.

Mon vaisseau est enterré ici. Cette voix est la mienne. Je m'envoyais un avertissement.


Le signal aberrant (suite)

Je retourne voir les Korvax dans l'espoir de révéler leurs mensonges, mais ils sont déterminés. Ils disent que j'ai perdu la raison, qu'il n'y a aucune force dans l'univers capable de détruire un monde et d'en effacer toute trace ou tout souvenir. Ils disent que je devrais les laisser tranquilles. Pourquoi ne comprennent-ils pas qu'il s'agissait de mon monde ? J'aurais dû m'en souvenir, j'aurais dû rester en colère. Mais j'étais faible. C'est là que je l'ai entendue pour la première fois. Cette voix venue des ténèbres.


Mon monde a disparu. Envolé. Peut-être bien détruit, même si personne ne veut l'avouer. Personne ne veut dire la vérité. C'est ce que me dit ma voix. Je voyage de planète en planète pour trouver des traces d'une situation similaire à la mienne. Où que j'aille, c'est la même chose : les gens redoutent les Sentinelles, les pirates, peut-être même les Vy'keens, mais que leur monde disparaisse ? Que l'univers change ? Non. Personne n'a peur de ça. À quoi bon ? Ma voix dit que j'ai raison et que ce sont les autres qui ont tort. Ça me réconforte.


J'ai trouvé quelque chose. C'était un bâtiment abandonné, une petite cabane au beau milieu d'un désert. Je voulais simplement m'abriter de la tempête, mais ce que j'ai trouvé... Je me suis approché du terminal et j'ai commencé à lire. 'C'est comme si le monde avait une plaie béante...


Il y a quelque chose ici. Tu l'entends ? Tu le sens ? Il suffit d'un contact pour être infecté et pourtant tu te laisses faire sans résister. J'ai lu toutes les histoires des voyageurs qui sont venus avant moi. Un œil rouge. L'ascension des Sentinelles. Un monde où le verre boit. Je n'y comprends pas grand-chose, mais je ne peux m'empêcher de ressentir de la crainte et de la haine. Je ne sais pas pourquoi, mais je me déteste. C'est la dernière histoire qui me concerne le plus.


Un monde au ciel vert et à la lune d'obsidienne. C'est mon monde. J'en suis sûr. Ils ont tous dit qu'il n'existait pas et pourtant je suis en train de lire l'histoire de sa soi-disant destruction. L'histoire d'un paradoxe improbable, du temps et d'un cataclysme. Je dois y retourner. Je n'ai plus aucune autre raison d'être. Tu peux le comprendre, non ? C'est à ce moment-là que ma voix m'a aidé. C'est à ce moment-là que j'ai appris l'existence des portails.


Je me tiens devant l'estrade. Le trou de ver est activé. Personne n'avait réussi à arriver ici avant moi. Je devrais me sentir privilégié, mais une fois de plus, je ne ressens que de la culpabilité. J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Je ne devrais pas penser comme ça. Je dois retourner dans mon monde. J'entre. Ma voix m'a dit que tout irait bien.


Je traverse le trou de ver. Il n'y a que moi dans cet espace entre les mondes. Il n'y a que moi, mes pensées et mes mots. Il n'y a que moi et toi. Je te vois. Tu devais savoir que ce serait possible. Tu devais savoir ce que c'était. On apprend à se connaître soi-même en voyageant et l'univers apprend à nous connaître en retour. Je regrette ce que j'ai fait, mais il ne me croit pas. Je cours pour m'éloigner de la sortie du portail.


Je ne peux pas passer de l'autre côté. Si je le fais, tout sera fini. Les souvenirs d'autres vies me reviennent. J'ai vu autant d'horreurs que de merveilles. J'ai fait preuve de cruauté. J'ai servi les forces du bien et du mal. Vie après vie, je me détourne de ces considérations. Il est maintenant temps d'être toi. Je sais que tu lis ces mots. Cela veut dire qu'un jour, je traverserai le portail. Je me réveillerai à côté d'un vaisseau échoué et je commencerai une nouvelle vie.


Un jour, ta voix te parlera. Elle te parlera de destin, d'un signal auquel tu devras répondre. Elle te parlera d'un secret au cœur de la réalité, d'une énigme que tu devras résoudre pour empêcher la fin de toute vie. Ne l'écoute pas. Si le monde entier est un mensonge, alors rien n'est vrai, pas même son explication. Oublie-la. Oublie-moi. C'est inévitable.


Bonjour, Monde

Le terminal ne contient plus rien d'autre que cette phrase, répétée en boucle sur tous les systèmes.


Journaux provenant des archives de l'ordinateur de base

Ces journaux s'obtiennent via les archives de l'ordinateur de base, et sont lus dans un bâtiment abandonné dont l'ordinateur de base donne l'emplacement, et la suite est accessible toutes les 2 heures.

Nous cherchions un moyen de fuir la réalité. C'est pour cela que nous sommes tous ici, non ? Je me souviens de ce que c'était, d'être un Voyageur. Cet espoir, cette soif insoutenable de nouveauté.. Je n'aurais jamais dû t'écouter, mon amour. Il n'y a pas de feu ici, pas de trophées dignes d'un dieu. Il n'y a que l'obscurité. La famille de verre surveille tout...


Savait-elle ce que je lui avais fait ? Était-elle en colère ? Perturbée ? Seule ? Effrayée ? Une Sentinelle peut-elle ressentir ces émotions ? Elle a volé devant moi, sa lumière se reflétant sur mille éclats de cristaux autour de nous. Lorsque j'ai avancé, elle a avancé à mes côtés. Cette nuit-là, j'ai rêvé de la cage de distorsion, mais il n'y avait plus de douleur. Le drone m'a regardé, et j'ai su que j'avais été pardonné. Je l'avais réparé. J'avais expié mon péché. Je l'appellerai Lélaps.


Nous voyons les Sentinelles parcourir le vide, entrer et sortir de cette dimension au gré d'une force invisible, en déposant les échos des morts parmi les archives. Lélaps ne rejoint pas les autres. Elle se contente de me regarder, sa lumière brillant avec détermination. Cela me réconforte.


Il était au-dessus de moi quand je me suis éveillé, son bec claquant avec frénésie, son regard hésitant entre joie et horreur. C'était le plus grand Gek que j'aie jamais vu, mais le mystère a rapidement été résolu. Il m'a posé des questions sur l'Empire. Il voulait savoir si les Premiers-Nés parlaient encore de lui. De son vivant, il possédait cent esclaves korvax. Il ne se souvient pas comment il est arrivé ici. Son visage est couvert de nanites. Il est seul.


Nous nous sommes dirigés tous trois vers le centre : la Sentinelle, le Premier-Né et le Voyageur, tous enfants de l'Atlas, tous en quête d'une réponse dans le vide. Le Premier-Né ne s'arrêtait pas de parler, de glorifier sa vie cruelle faite de violence et de douleur. Une nuit, il a chanté une chanson, elle contait l'histoire d'un peuple perdu, d'une armada de cargos fuyant l'abysse. D'un monde dans lequel toutes les Sentinelles avaient attaqué les créatures vivantes, les anéantissant toutes en un instant. Lélaps n'a montré aucun signe de compréhension. Elle ne nous a pas quittés et n'a pas tenté de s'expliquer. Les Sentinelles avaient peut-être pris la bonne décision.


Le Premier-Né a lutté vaillamment, mais en vain. Les nanites s'étaient installées en lui, jaillissant de chaque pore, de chaque membre et de chaque pensée. Et ce fut terminé. Il est parti avec la famille de verre, a quitté définitivement ce monde, mettant un point final à son histoire. J'ai continué d'avancer. Nous y étions presque.


Quelque chose a mal tourné. L'interface de l'ATLAS était pétrifiée, son orbe était froid et presque gris. Les ordinateurs n'ont pas répondu. Rien n'a répondu. J'ai mis quelques instants à réaliser que Lélaps avait disparu. J'étais seul.


J'ai entendu à nouveau la musique ce matin, ce signal qui m'avait mené dans ce royaume. J'ai écouté sans bouger, ajustant mes instruments afin d'en déterminer la source, m'attendant à un résultat différent. Mais à quoi pouvait servir la science en pareille circonstance ? Si un ordinateur est en feu, à quoi servent les prières numériques ?


Ils ont capturé mon amie. Je les ai vus de loin, la famille de verre dans toute sa majesté, entourant la Sentinelle déchue, sa lumière vacillant dans leur étreinte atroce. Je n'ai pu réprimer un cri lorsqu'ils ont découpé son exosquelette, et ils ont tourné leur regard vide, leur rictus sournois vers moi. J'ai fui, mais en vain. Ils étaient des centaines. Ils m'ont trouvé.


C'était Lélaps. Lélaps, dont j'avais douté. Lélaps, que j'avais blessée et réparée, Lélaps ma sauveuse ! Elle nous a tous deux arrachés à cet horrible endroit et nous a ramenés dans l'univers, notre univers ! Le premier Voyageur de l'histoire à s'enfuir du Monde de Verre, à échapper aux griffes de la Mort ! C'est la bonté qui nous a tous sauvés, le vois-tu ? Lélaps m'a tout dit, elle m'a parlé à travers mon exocombinaison ! Je te reverrai bientôt, mon ami. Nous serons enfin réunis ! Notre histoire entrera dans la légende ! Je transmets actuellement les glyphes. J'ai hâte que tu rencontres mes nouveaux amis...