Cet article répertorie tous les textes des plaques concernant l'histoire des Vy'keen, dans l'ordre.
Textes[]
Les nobles Voyageurs seront épargnés. Leur voyage dans le cosmos ne sera pas entravé. Conformément à ce qui a été décrété. La volonté de Hirk l'ordonne. Les honorables Vy'keen honoreront le jugement et les croyances des Anciens.
Le Livre de Hirk mentionne l'ascension des Voyageurs. Ils s'élèveront, plongeront dans le vide infini. Les Vy'keen n'empêcheront pas leur ascension, car les Voyageurs sont essentiels. Comme le décrète la parole de Hirk.
Nul n'entravera la route vers Dryn'dargh, pas même les Sentinelles. Elles seront détruites. Leur époque est révolue. Ainsi il est écrit, et ainsi il en sera. Les Vy'keen en donnent leur parole.
Les Sentinelles ne font pas partie de l'ordre naturel. Les objets doivent finir par tomber en pièces. Leur éternité et leur réplication font des automates des abominations. Elles doivent être purgées de l'existence. Tout doit mourir, honorablement au combat ou sous les assauts du temps.
Hirk avait prédit la faiblesse des guerriers vy'keen. Les stupides Sentinelles bloquaient l'ascension vers les étoiles de notre noble race. Par neuf fois, Hirk a ordonné que nous nous vengions et que nous écrasions ces démons métalliques contre les pierres de damnation.
Il advint que le Grand monolithe s'éveilla. Il entendit le défi de Hirk. Cinq fois, Hirk appela et ne reçut en retour que le silence. La sixième fois, le monolithe s'éveilla.
Le Grand monolithe parla au Hirk des Voyageurs. Leur venue ne devait être accueillie par le feu. Leur venue n'était qu'un rêve dans un univers infini. Leur domaine serait l'éternité. Lorsque Hirk interrogea le Grand monolithe au sujet des Sentinelles, ce dernier resta muet. Hirk fut troublé par ce silence.
Hirk retourna auprès des Vy'keen. « Grah ! » dit-il depuis le sommet de la montagne sacrée de Dun’s’kaareen. Il déclara alors d'une voix puissante à tous ceux qui s'étaient rassemblés là : « Le Grand monolithe m'a répondu. Il s'est éveillé. »
La foule exhorta Hirk à révéler la prédication du Grand monolithe concernant la menace des Sentinelles. « Le Monolithe est resté silencieux ! », annonça Hirk, mais le peuple ne fut pas satisfait. Ils marmonnèrent et ceux qui étaient ornés de tentacules les dressèrent. Puis, Hirk déclara d'une voix forte : « Les oppresseurs seront éradiqués ! Rassemblez vos armes, le jour du Jugement approche pour l'ennemi. » Et les Vy'keen vénérèrent leur chef.
Alors que Hirk se tenait sur la montagne sacrée, Nal grimpa à son sommet et lança un défi à Hirk en brandissant le poing. « Inconscient ! », cria-t-il. « Les Sentinelles ne peuvent être vaincues ! » Hirk projeta de rage l'impudent du haut de la montagne. Pendant trois lunes et trois soleils, Nal chuta vers sa fin.
La rage de Hirk à l'encontre de l'impudent Nal enflamma le cœur des disciples de Nal, qui sentirent à la mort de leur chef le sang des ancêtres bouillonner en eux. Les nations vy'keen furent plongées dans une guerre vertueuse pendant soixante-six lunes.
À la soixante-sixième lune, le cri de guerre des Vy'keen de Nal se tut. Alors que Hirk observait leurs corps, il dirigea son regard vers les cieux et y vit une armée de Sentinelles s'abattre sur son peuple. La grande Guerre des Vy'keen contre les Sentinelles allait commencer.
Pendant une multitude de cycles, le joug des Sentinelles avait étouffé les civilisations de la galaxie dans l'œuf. Hirk fut mécontent du monde des Vy'keen. Lorsque les automates descendirent, c'était une planète ravagée par la faiblesse qui s'étendait sous ses yeux.
Le progrès, la prospérité et la guerre : voilà ce que les automates interdisaient. Mais les Vy'keen furent les premiers à briser leurs chaînes, à jeter la tradition aux oubliettes et à annoncer l'aube d'une ère nouvelle. Les Vy'keen furent le barrage qui se mit à déborder. L'inondation était juste.
Grah ! Les Sentinelles sont les ennemies du progrès et de la civilisation. Elles ne font pas partie de l'ordre naturel. Leur interférence est un affront pour la vertueuse croisade des Vy'keen à la recherche de l'équilibre entre toutes choses par le sang, les cendres et le fer. Cet affront envers les Vy'keen et leur croyance ne peut rester impuni.
Avant la venue de Hirk, les Vy'keen craignaient les Sentinelles. Comme toutes les autres races, notre peuple tremblait face à leur violence aveugle, fuyait leur loi tyrannique. Mais la venue de Hirk augura une nouvelle ère. Grâce à leur chef, les Vy'keen devinrent forts. À présent, leur courage ne connaît pas de limite.
Hirk observa les cieux et assista à la destruction impitoyable des Sentinelles qui étouffaient toutes les races nées dans l'Extrémité. Des mondes entiers fanaient et mouraient sous leur regard implacable. La colère de Hirk était libérée.
Il advint alors qu'à l'aube de la dix-huitième lune de Drun’Gala, Hirk jeta les chaînes des oppresseurs au bûcher. Les Vy'keen furent les premiers, le courant qui brisa le barrage. La guerre éternelle commença.
La mort de Hirk survint pendant la guerre éternelle. L'âge ravageait son corps. Il devint vieux et inutile. Il déchira son corps en deux face au Grand monolithe, comme le veut la tradition. L'écho de son rugissement d'agonie est encore audible dans toute l'Extrémité. Hirk vit en nous. Il est le plus vénéré des anciens.
D'innombrables cycles glissèrent entre les griffes du temps. L'attrition se répandit. Le combat contre les Sentinelles se poursuivait éternellement, mais grâce au feu vertueux, les Vy'keen tenaient bon et les Sentinelles brûlaient. Les oppresseurs furent repoussés dans les ténèbres de l'espace.
Les Vy'keen virent leurs frontières s'étendre entre les étoiles. Ils avançaient, secondés par des légions entières, brûlant les Sentinelles de métal depuis leurs chars flamboyants et leurs vaisseaux offensifs. Les Vy'keen étudièrent leurs conquêtes et virent qu'elles étaient légitimes et positives.
Les Vy'keen approchaient de la glorieuse victoire, mais les nobles guerriers s'épuisèrent et s'affaiblirent. L'assaut contre les machines durait depuis quatre-vingt-dix-neuf fois quatre-vingt-dix cycles. L'attrition et les morts étaient incommensurables, mais la victoire leur échappait encore. La réplication perpétuelle des Sentinelles ralentit, mais ne pouvait être stoppée.
Grah ! Les hordes de Sentinelles furent repoussées. Les oppresseurs fuirent dans le sanctuaire du cosmos. L'esprit de Hirk observait le champ de bataille. Il vit que la victoire des Vy'keen était glorieuse et juste. Les automates se turent et la nation de Hirk fit un banquet de grahgrah. Les chants des vainqueurs résonnèrent jusqu'aux confins de la galaxie.
La horde de Sentinelles se rassembla dans les recoins sombres du vide interstellaire. Là, elles observaient le néant. Les ténèbres de l'espace. Elles attendirent par-delà les limites de l'Extrémité. Au fil des millénaires, elles se rechargèrent et formèrent une armée suffisante pour rétablir leur ordre pour l'éternité.
Les Vy'keen pansaient leurs blessures pendant le Silence des Sentinelles lorsque les méprisables Premiers nés gek décidèrent de détruire Primo Korvax. Les Vy'keen condamnèrent ce crime, mais ne disposaient pas de la puissance suffisante pour combattre.
L'Empire gek était florissant. Il s'étendait jusqu'aux profondeurs du cosmos. La victoire ayant permis aux Vy'keen d'expulser les Sentinelles de l'Extrémité laissa place à d'autres oppresseurs. Aucun monde, aucune lune, aucune race n'aurait pu s'opposer à l'assaut des Gek.
La brutalité des Premiers nés gek rappela les automates tapis dans les ténèbres. Leur armée avait crû. Leurs technologies s'étaient développées. Les Gek inconscients ramenèrent les monstres là où nos nations auraient pu vivre en une étrange harmonie. La véritable domination des Sentinelles sur l'Extrémité commença.
Il ne fallut pas beaucoup de temps aux Sentinelles pour revenir. Elles colonisèrent tous les mondes que nous connaissions. Tous les mondes qu'il nous restait à découvrir. Les Gek stupides et pathétiques avaient condamné l'Extrémité à une éternité de domination.
L'Empire des Premiers nés gek s'écroula. Leur stupidité et la volonté des êtres qu'ils avaient réduits en esclavage sans jamais les comprendre firent leur perte. Leur puissance n'est plus qu'un souvenir. Leurs crimes sont oubliés de tous.
Les Gek changèrent. Il devinrent pacifiques. Leurs bassins de résurrection crûrent dans le domaine commercial. Les Vy'keen acceptent cette paix, mais nous n'oublions pas, contrairement aux autres créatures de la galaxie. Le déshonneur ne s'efface pas. Les crimes marqués par le sang ne s'estompent pas. Nous n'oublions pas.